
- Le top 3 des micros chant Shure : le SM58 pour la scène, le Beta 58A pour le live exigeant, le SM7B pour le studio.
- La directivité supercardioïde du Beta 58A resserre la captation et donne de la marge face au larsen quand les retours jouent fort.
- Le SM7B demande du gain : sa faible sensibilité réclame un préampli généreux pour sortir une voix propre et sans souffle.
- Les trois reposent sur une capsule dynamique, qui encaisse les voix puissantes et reste exploitable dans une pièce sans traitement acoustique.
La question remonte assez souvent, côté sono ou home studio : quel micro chant Shure choisir ? Le nom rassure, et on comprend pourquoi. Le SM58, c'est le micro qui survit aux années de show, de salles des fêtes et de chutes de pied sans perdre de sa netteté.
Mais la gamme de micros voix Shure ne se résume pas à un modèle, et le bon choix dépend d’abord de l’endroit où tu chantes. Une scène où les retours tapent fort, un local de répétition, une chambre devenue home studio : chaque situation appelle un micro différent. On a retenu trois références, du live au studio, pour t’aider à trancher selon ta voix, ta salle et ta chaîne audio.
Comparatif des meilleurs micros chant Shure
Commercialisé en 1966 pour succéder au 565, le SM58 a été conçu par Ernie Seeler et son équipe pour tenir le choc sur les plateaux comme en studio. Il a soufflé ses cinquante bougies en 2016 et on le croise encore partout, de l’école de musique aux tournées internationales. Simple, constant, solide : c’est tout son secret.
Sa courbe est pensée pour la voix. Les médiums sont mis en avant pour que tu passes au-dessus du groupe, et les graves sont légèrement atténués. Cette coupe contient l’effet de proximité, ce gonflement du bas qui apparaît quand tu chantes la bouche collée à la grille. La diction reste claire, même de très près.
Sur scène, la capsule cardioïde capte ce qui se passe devant elle et laisse l’ambiance de côté. L’amortisseur pneumatique calme les bruits de manipulation, le filtre anti-pop intégré adoucit les « p » et les « b », et l’absence d’interrupteur évite la coupure accidentelle en plein refrain. Livré avec sa pince, sa pochette et un raccord multipas, il est prêt à jouer dès le déballage.
Points forts
- Courbe taillée pour la voix
- Filtre anti-pop intégré
- Pas d’interrupteur à couper par erreur
- Porte d’entrée du trio
Points faibles
- Haut du spectre limité à 15 kHz
- Pas de commutateur de timbre
Chante à deux ou trois doigts de la grille et garde cette distance tout le morceau. Un micro dynamique récompense la régularité : le niveau reste stable, le grave aussi, et l’ingé son n’a pas à te courir après au fader.
Le Beta 58A garde l’esprit scène et y ajoute une directivité supercardioïde. Sa zone de captation se resserre vers l’avant, avec une forte réjection latérale et arrière. Sur un plateau où les wedges (les retours posés au sol) envoient fort, cette tenue au larsen fait toute la différence en fin de set, quand le volume a grimpé.
Sa réponse monte jusqu’à 16 kHz, avec un grave contrôlé et un aigu qui perce le mix sans agressivité. Sa sensibilité de -51,5 dBV/Pa laisse de la marge : on pousse le préampli sans faire remonter de bruit parasite, et la dynamique reste lisible. La directivité reste cohérente sur toute la bande, la séparation des sources tient donc du grave à l’aigu.
Il ne se limite pas au chant. En home studio, sa captation serrée permet des prises propres près d’un baffle de guitare, d’une section de cuivres ou d’éléments de batterie, et il s’accommode d’une pièce non traitée. La suspension pneumatique intégrée absorbe les chocs quand tu le passes d’une main à l’autre.
Points forts
- Supercardioïde, forte tenue au larsen
- Aigus étendus jusqu’à 16 kHz
- Le plus léger du trio (278 g)
- Polyvalent sur guitare, cuivres, batterie
Points faibles
- Demande de chanter bien dans l’axe
- Pas de commutateur de timbre
Le larsen naît quand le son des retours repasse dans le micro et tourne en boucle, jusqu’au sifflement. Un micro plus directif repousse ce seuil, mais l’orientation des retours compte autant : place-les là où ton micro capte le moins, et fais-les vérifier pendant la balance.
Changement de décor. Le SM7B est né pour la radio et la télévision, puis il s’est imposé en studio pour la voix parlée comme chantée. Podcast, streaming, voix off, chant enregistré : c’est son terrain. Sa capsule dynamique cardioïde restitue une voix dense et naturelle, sur une bande passante qui file jusqu’à 20 kHz.
Deux commutateurs règlent le timbre à la source. Le filtre coupe-bas nettoie le bas du spectre, l’accent de présence fait ressortir l’intelligibilité sans passer par une postproduction lourde. Le blindage repousse les parasites des écrans, des enceintes ou des néons, et l’isolement pneumatique interne réduit les bruits de manipulation et de pied.
Le point à anticiper, c’est sa sensibilité de -59 dBV/Pa. Il délivre peu de signal et réclame un préampli avec du gain en réserve, que ce soit sur une console ou une interface audio USB. Pense ta chaîne avant de l’adopter. Le support à étrier, la bonnette standard et la bonnette A7WS pour les prises rapprochées sont fournis, et il encaisse aussi les sources puissantes : caisse claire, guitare, charley.
Points forts
- Deux commutateurs de timbre
- Bande passante jusqu’à 20 kHz
- Blindage contre les parasites
- Bonnette A7WS fournie pour la voix proche
Points faibles
- Réclame un préampli au gain généreux
- 765 g : pensé pour un pied, pas pour la main
Avant de commander un SM7B, branche ton micro actuel et note où tombe le gain de ton préampli pour une prise de voix normale. S’il est déjà presque au maximum, prévois un étage de gain supplémentaire dans le budget.
FAQ - Choisir son micro chant Shure
Quelle différence entre le SM58 et le Beta 58A ?
Les deux sont des micros dynamiques pensés pour la scène. Le SM58 est cardioïde, avec une courbe centrée sur les médiums et une bande passante de 50 Hz à 15 kHz. Le Beta 58A est supercardioïde : sa captation se resserre, ce qui aide face au larsen, et ses aigus montent jusqu’à 16 kHz. Le choix se fait surtout sur le volume de ta scène et ton budget.
Peut-on utiliser le SM7B sur scène ?
Il est conçu pour le studio et la diffusion. Avec 765 g et un support à étrier, il se monte sur un pied ou un bras articulé, pas dans la main. Pour un chanteur qui bouge sur scène, le SM58 et le Beta 58A sont faits pour ça.
Le SM58 suffit-il pour enregistrer sa voix à la maison ?
Oui, beaucoup de démos commencent avec lui. Sa capsule cardioïde laisse de côté une bonne part de l’ambiance d’une pièce non traitée, et il se branche sans difficulté sur une interface audio. Pour plus d’air dans les aigus et des réglages de timbre à la source, le SM7B prend le relais.
Faut-il un préampli supplémentaire pour le SM7B ?
Tout dépend de ton interface. Le SM7B délivre peu de signal (-59 dBV/Pa) et demande un gain généreux. Si ton préampli arrive au bout de sa course avant que la voix soit au bon niveau, un étage de gain supplémentaire devient utile. Fais le test avec ta voix réelle, au volume où tu chantes vraiment.
Pourquoi choisir un micro dynamique pour le chant ?
Un micro dynamique encaisse les niveaux élevés, supporte les manipulations et capte surtout ce qui est proche de la grille. Pour une voix puissante, une pièce bruyante ou une scène, c’est un choix sûr. Les trois micros de ce comparatif reposent sur une capsule dynamique.
Comment choisir ton micro chant Shure

Avant de comparer les fiches, pose-toi une question simple : où vas-tu chanter le plus souvent ? La réponse élimine déjà la moitié des doutes. Le rayon des micros voix est vaste, et ces trois Shure couvrent trois usages bien distincts. Les critères qui suivent t’aident à placer ton curseur.
Scène ou studio, le premier step
Sur scène, le micro passe de main en main, prend des chocs et doit tenir face aux retours. Le SM58 et le Beta 58A sont construits pour ça : légers, suspension pneumatique, grille robuste. Tu les poses sur un pied, tu les décroches pour aller vers le public, ils suivent.
En studio, la donne change. Le micro reste fixe, et tu cherches du détail et du contrôle sur le timbre. C’est l’univers du SM7B, à installer sur un pied de micro stable ou un bras articulé, vu son poids. Il se règle une fois, à la bonne hauteur, et ne bouge plus de la session.
La directivité contre le larsen
La directivité décrit la zone dans laquelle le micro entend. Une cardioïde capte l’avant et ignore l’arrière. Une supercardioïde resserre encore l’avant et rejette davantage les côtés. Si tu chantes dans un groupe à fort volume, avec des retours proches, ce resserrement te fait gagner de la marge avant le larsen.
Dans une salle calme, en acoustique ou en répétition à volume raisonnable, la cardioïde du SM58 couvre largement le besoin. Elle pardonne aussi davantage les écarts de placement : tu peux tourner un peu la tête vers tes musiciens sans perdre ta voix dans la sono.
Sensibilité et gain, vérifie ta chaîne
La sensibilité dit combien de signal le micro envoie pour un même son. Plus le chiffre est bas, plus il faudra de gain derrière. Le Beta 58A (-51,5 dBV/Pa) et le SM58 (-54,5 dBV/Pa) se branchent sans souci sur une console de répétition ou une interface. Le SM7B à -59 dBV/Pa en demande davantage : vérifie la réserve de tes préamplis studio ou de ton interface avant de l’adopter.
Pour comparer deux micros, règle-les au même niveau d’écoute avant de juger. Le plus fort paraît toujours le meilleur à la première écoute. Égalise les volumes, puis concentre-toi sur le timbre et la présence de ta voix.
Le budget, chaîne comprise
Les trois modèles s’échelonnent nettement. Le SM58 est la porte d’entrée du trio, le Beta 58A se place juste au-dessus, et le SM7B représente le plus gros investissement. Pour ce dernier, raisonne en chaîne complète : le micro, le pied ou le bras, et éventuellement un étage de gain si ton interface est un peu juste.
Quel micro chant Shure pour ta voix ?
Si tu chantes en live et que tu veux un micro ultra polyvalent, le SM58 fait le travail depuis 1966. Si ta scène est bruyante et que les retours jouent fort, le Beta 58A te donne de la marge. Et si ta voix vit surtout en enregistrement, en podcast ou en stream, le SM7B t’apporte la densité et le contrôle qu’on attend en studio.
Beaucoup de chanteurs finissent d’ailleurs avec deux d’entre eux : un micro de scène dans le sac, un SM7B sur le bureau. Reste à savoir par lequel commencer. Le meilleur indice, c’est l’endroit où tu as chanté le plus souvent ces trois derniers mois.

