- La série Ibanez Mode (MDM) est une toute nouvelle gamme de basses pensée pour les bassistes modernes et le jeu en situation réelle.
- Manche en érable torréfié, corps en aulne, 24 cases avec frettes inox et mécaniques ultra-légères Aero-light en duralumin.
- L’électronique embarque les nouveaux micros Delta SJ noiseless et le préampli Sonitech S avec le système exclusif Hexa Mid (6 fréquences médium sélectionnables).
- Disponible en 4, 5 et 6 cordes sur trois niveaux de finition : MDM1000, MDM1300 et MDM1600.
Salut tout le monde, c’est Zacharie ! Quand on passe notre temps à tester des instruments et à conseiller des musiciens, il y a des sorties qui font lever un sourcil et d’autres qui font carrément tomber la mâchoire. La nouvelle gamme Ibanez Mode, c’est clairement la deuxième catégorie. Ça faisait longtemps qu’on attendait de nouveaux modèles de basses avec des identités aussi modernes et abouties, et là, Ibanez a tapé extrêmement fort. J’ai eu la chance de recevoir deux modèles dans mon studio — la MDM 1000 et la MDM 1605 — et je vais tout vous décortiquer.
La philosophie Mode : une basse pensée pour le terrain

Avant de rentrer dans les détails techniques, il faut comprendre ce qu’Ibanez a voulu faire avec la série Mode. On est sur une gamme qui réimagine un design de basse iconique — le format J-style — mais avec une approche résolument contemporaine. L’idée, c’est une basse pensée pour les mix modernes, les contextes actuels et les bassistes qui ont besoin de maîtrise et de contrôle.
En gros, une basse qui va exceller dans les vraies situations : en live, en studio, en répète. Pas seulement dans ta chambre sur ton laptop. Et dans le contexte actuel, ça change tout.
La lutherie : érable torréfié, frettes inox et équilibre parfait

Niveau lutherie, j’avoue, ils n’ont pas fait les choses à moitié. Et on commence direct avec un énorme point fort : les manches sont en érable torréfié (roasted maple). Et ça, c’est pas juste un argument marketing.
En plus du look magnifique que l’érable torréfié apporte au manche, il offre aussi une grosse stabilité, une bien meilleure résistance aux variations de température et une excellente tenue dans le temps. C’est le genre de manche que tu règles une fois et que tu ne touches plus. D’ailleurs, petite précision : quand j’ai reçu les basses dans mon studio, elles étaient toujours accordées impeccablement après avoir traversé tout un continent. Je valide à mort.
L’érable torréfié, c’est un bois chauffé à haute température pour en retirer l’humidité. Résultat : le manche devient plus stable face aux changements climatiques, plus léger et offre une résonance légèrement différente. C’est un procédé qu’on retrouve habituellement sur des instruments bien plus chers.
Au niveau des bois, on retrouve des corps en aulne (alder) — un classique pour un son bien équilibré et lumineux — avec une magnifique table en peuplier ondé (poplar burl) sur la MDM 1605, qui est franchement canon. Les touches sont en palissandre, ce qui apporte des médiums plus profonds et un toucher agréable.
Et la grande nouveauté : toutes les basses Mode sont en 24 cases avec des frettes en acier inoxydable. Mais ce qui est vraiment top, c’est que les cases sont réellement accessibles grâce au design Super All Access Neck Joint. L’accès aux aigus est ridiculement facile. Plus d’excuses pour ne pas faire de solos démoniaques.

Parlons aussi d’un petit détail qui change tout : les nouvelles mécaniques Aero-light. On est sur des mécaniques ultra robustes mais extrêmement légères, fabriquées en Extra Super Duralumin — un matériau utilisé dans la construction aéronautique. Supersonique, la basse. Concrètement, ça évite le fameux neck dive (quand le manche tombe parce qu’il est trop lourd) et ça assure un équilibre parfait. Jeu debout confortable, et c’est le genre de détail qu’on sent au bout de 15 secondes à peine.
L’électronique : micros Delta SJ et système Hexa Mid

C’est là que la gamme Mode devient très intéressante. Les basses sont équipées des nouveaux micros Delta SJ : les Delta S4J sur la 4 cordes et les Delta S5J sur la 5 cordes. Ce sont des simples bobinages totalement noiseless (zéro bruit, zéro souffle) avec un gros niveau de sortie, une attaque très précise et une dynamique de jeu méga ample. Attention à ne pas vous faire surprendre.
Ces micros, tu peux les jouer en passif pour un son plus vintage, plus naturel et direct, ou en actif pour un son plus gros, plus large et plus travaillé. Et en actif, on a un préampli Sonitech S qui déboîte, avec une EQ 3 bandes complète (basse, mid, treble), un potard de volume, un potard de balance et un potard de tonalité générale en push/pull pour activer ou désactiver l’EQ.
Mais c’est pas tout, et c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes. On trouve aussi un switch 3 positions sur le devant de la basse et un deuxième switch caché à l’arrière. C’est ce qu’Ibanez appelle le Hexa Mid.
Le Hexa Mid permet de booster ou couper 6 fréquences médium différentes sur ta basse. En position H (banque haute) : 350 Hz, 600 Hz et 1 kHz. En position L (banque basse) : 250 Hz, 450 Hz et 850 Hz. Pourquoi c’est énorme ? Parce que les médiums, c’est là que la basse vit dans un mix. Tu ajustes ça pendant la balance, et tu perces le mix sans toucher à ton pédalboard.
Le Hexa Mid, c’est pas un gadget. En live, c’est un game changer. Tu veux un peu plus de présence ? Tu ajustes. Des harmoniques qui te gênent ? Tu corriges en quelques clics pendant la balance. Et tout ça sans ajouter de pédale d’EQ et sans laisser ton technicien son se débrouiller tout seul. Avec ça, tu deviendras son chouchou. J’adore quand les instruments sont vraiment pensés pour les musiciens du terrain.
La MDM 1000 : la quatre cordes directe et instinctive

La MDM 1000, c’est la quatre cordes de la gamme. Corps en aulne, finition sobre et élégante, micros Delta S4J. On est sur une basse directe, instinctive, qui fait le job dans à peu près toutes les situations. Que ce soit pour de la pop, du rock, du blues ou du funk, elle répond au quart de tour avec une attaque nette et un sustain de dingue.
Si tu cherches une basse polyvalente qui reste lisible dans n’importe quel contexte, même dans un jeu rapide, même dans un mix dense, la MDM 1000 est un excellent point de départ dans la gamme Mode.
La MDM 1605 : la cinq cordes qui change la donne
Et là, il faut en parler, parce que les cinq cordes, c’est souvent là que ça coince. C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup de bassistes se dirigent vers des basses de luthiers. Mais là, franchement, c’est une super réussite.
La MDM 1605 embarque le corps en aulne avec sa magnifique table en peuplier ondé, les micros Delta S5J et toute l’électronique Hexa Mid. La corde de Si est bien tendue, propre, très définie. J’étais d’ailleurs surpris à quel point elle ressort dans le mix. Même sans la brancher, en acoustique, le Si sort super bien.
Pour des gros jeux modernes — gospel chops, fusion, neo-soul, RnB, jazz — c’est un vrai régal. La palette de sons est immense et l’accès aux aigus sur les 24 cases rend tout possible.

Pour des styles plutôt pop, rock ou blues, la MDM 1000 en quatre cordes sera plus directe et instinctive. Pour des registres plus modernes comme le gospel chops, le RnB, la neo-soul ou le jazz, la MDM 1605 en cinq cordes offre une palette nettement plus étendue.
La gamme complète : trois niveaux, jusqu’à six cordes
Au-delà des deux modèles que j’ai testés, la série Mode se décline en trois niveaux de finition. La série MDM 1000 (4, 5 et 6 cordes) avec un corps en aulne et des finitions solides : Midnight Ocean, Arctic Pearl Matte ou Pearl White. La série MDM 1300 (4 et 5 cordes) avec un corps en frêne et une touche en érable torréfié, dans un superbe Natural Stained Amber Burst. Et la série MDM 1600 (4, 5 et 6 cordes) avec la fameuse table en peuplier ondé sur corps en aulne.
Toutes partagent le même ADN : manche en érable torréfié, frettes inox, mécaniques Aero-light, micros Delta SJ et le système Hexa Mid. Et pour ceux qui en rêvaient, oui, il y a bien une six cordes dans la gamme.
Si tu hésites entre les séries 1000, 1300 et 1600, sache que l’électronique et les specs fondamentales sont identiques sur toute la gamme. La différence se joue sur les bois et les finitions. Choisis d’abord ton nombre de cordes, puis la finition qui te fait craquer.
Le verdict : une basse sans limite
Si je devais résumer pourquoi la série Ibanez Mode est une énorme sortie, ce serait ça : manche ultra stable, ergonomie exceptionnelle, équilibre parfait, accessibilité facile aux aigus, une des électroniques les plus poussées du marché, des sons modernes et polyvalents, et un look classe. On est sur une basse sans limite.
On sent qu’Ibanez a bossé en collaboration avec des musiciens du terrain. Cette combinaison de lutherie ultra efficace et d’électronique détaillée offre une polyvalence de jeu immense, des attaques nettes et dynamiques, un sustain de dingue et une lisibilité qui tient même dans les mix les plus denses. C’est exactement ce qu’on attend d’une basse moderne.
Je comprends pourquoi Ibanez mise énormément sur cette nouvelle gamme. Si vous êtes bassiste et que vous cherchez un instrument qui vous suit partout sans jamais vous limiter, foncez essayer les Mode. Vous ne serez pas déçus.

